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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 14:48
[Congo-Brazzaville] Kiki 1er, roi du pétrole et le chef du clan des Mapapa

Après l’ère des N’Guesso, des Sassou-N’Guesso, serions-nous entrés dans l’ère des Mapapa ?

Ne nous trompons pas, il ne s’agit pas d’un nouveau jeu des 7 familles ou un article à la mémoire de Mapapa Grand Kallé qui eut son heure de gloire dans les années 70 à Kinshasa. Des nièces de ce grand artiste zaïrois, l’une Lily Mapapa conçut deux enfants avec Denis Sassou-Nguesso, (Denis Christel dit « Kiki » et Claudia dite « Coco »), l’autre B.B. Mapapa, sa jeune sœur, aujourd’hui elle aussi décédée, fut l’épouse de Maxime Gandzion. Les deux jeunes femmes avaient vécu dans une parcelle de la rue Madzia au Plateau des 15 ans à Brazzaville. Les deux enfants adultérins du président y avaient grandi, élevés par leur mère et par son époux François Ngoyo.

Plus tard, Claudia Sassou-NGuesso rejoignit sa tante B.B. Mapapa et son époux, Gandzion, à Libreville et elle y vécut quelques années auprès d’eux et de son cousin Yoann Gandzion. C’est durant cette période de sa vie qu’elle fit la rencontre de celui qui allait devenir son époux, Martin Lemboumba, et dont elle fut rapidement la veuve.

Elle revint alors auprès de son père à Brazzaville, qui venait justement d’y reprendre le pouvoir par le sang et par les armes. Bruno Itoua, le patron d’alors de la SNPC dont elle était très proche, initia Denis Christel au trading pétrolier. Claudia Sassou-N’Guesso-Mapapa-Lemboumba ne fut pas étrangère à la chute de Bruno Itoua et de son remplacement à la tête de la SNPC par Denis Gokana. Loin de là ! Quelques scènes de larmes subtilement versées, auprès de son père dictateur, et le tour était joué.

Reconnaissant, Denis Gokana, installa Denis Christel Sassou-NGuesso-Mapapa à la tête de la Cotrade avec pour mentor et chaperon Blaise Elenga. Ces deux s’entendirent comme deux larrons en foire et particulièrement dans la création de structures offshores exotiques destinées à l’évaporation de revenus divers et variés. Blaise fut naturellement le témoin du mariage discret de son petit « Kiki », ce que ne lui pardonneront jamais les familles N’Guesso-Mapapa. Blaise Elenga a rejoint Bruno Itoua dans le troupeau des ex-fidèles écartés du pouvoir.

Néanmoins la prise du pouvoir de Denis Christel Sassou-N’Guesso-Mapapa à la SNPC allait bon train et le « clan des Mapapa » commença à apparaître dans les affaires financières et pétrolières de la SNPC. Un premier Oncle Mapapa, Guy Serge, également domicilié au 275 rue Madzia au Plateau des 15 ans, avec la bénédiction de Denis Gokana, devint un partenaire obligé, incontournable faux-nez du « neveu Denis Christel », dans de nombreuses affaires pétrolières et financières de la SNPC.

Un autre « Tonton », Maxime Gandzion, vint prendre sa place et sa part du gâteau pétrolier auprès de son neveu « Kiki 1er » , dit « le Roi du pétrole congolais ». Maxime Gandzion, (fils de Prosper Gandzion ancien Ministre de l’éducation nationale, grand ami de Tombalbaye et du Maréchal Mobutu), voulait et devait mettre un terme à son exil gabonais qui avait débuté au début des années 80. A la mort de son père Prosper en 1983, il avait été quasiment adopté par Omar Bongo, qui l’avait placé chez ELF Gabon. Cependant à la fin 2009, il rejoignit son Congo d’origine par la route tant les désaccords financiers étaient grands avec les héritiers Bongo Ondimba. Des champs marginaux rendus par Total, offerts à la famille Bongo et gérés par Maxime Gandzion, étaient au cœur de la discorde.

Le moment était on ne peut plus favorable pour le « Clan des Mapapa ». La production était en hausse. Le nombre de cargaisons allouées à la SNPC évoluait mensuellement suivant le prix du baril, indexé sur le Brent, qui dépassait les 110 dollars. Chaque tanker représentait 110 millions de dollars. Parfois plus, lorsqu’il s’agissait d’un « Nkossa », deux à trois millions de dollars supplémentaires de prime étaient obtenus tant cette qualité est recherchée.

« Oncle Maxime » et « Frère (cousin) Yoann » membres du « Clan des Mapapa » étaient, on ne peut mieux, placés pour réaliser l’affaire GUNVOR. Leur « petit Kiki » avait reçu en héritage de son vivant, de son père dictateur, tout le pétrole de la République du Congo. L’Or noir congolais était tombé alors dans les mains des enfants des filles Mapapa, une famille zaïroise installée sur l’autre rive du fleuve Congo, au Plateau des 15 ans.

Yoann Gandzion, né en France, est un citoyen français et son passeport passe beaucoup mieux dans les banques et paradis fiscaux pour créer des structures opaques qui peuvent naviguer d’Amérique du Sud vers le Pacifique pour terminer en Mer de Chine. Ce qui est beaucoup moins évident, et surtout plus voyant, pour un ressortissant gabonais ou congolais, comme son père, qui a les deux nationalités. L’une comme l’autre des nationalités, pour des affaires ou des montants importants, à juste titre, déclenchent des alertes auprès du « Groupe d’action financière (GAFI) ou Financial Action Task Force (FATF) » l’organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent auquel est rattaché TRACFIN, par exemple pour la France.

Finalement, ces gros trafics en famille, contre lesquels les Congolais affamés ne peuvent rien, ont attiré l’attention de la Justice helvétique. Si les Sassou-N’Guesso-Mapapa pillent impunément la totalité de la ressource pétrolière du Congo, ils risquent bientôt d’avoir toutes les polices du monde à leurs trousses. Les mandats d’arrêts internationaux seraient déjà prêts dans certains pays….

La très riche Société Nationale des Pétroles du Congo détient des participations dans les plus grands champs pétroliers auprès de Total, ENI, Murphy. Elles vont de 15 à 50%. La SNPC commercialise la part de production revenant au Congo, de 7 à 10 cargaisons chaque mois. Cela représente 700 millions à 1 milliard de dollars : 350 milliards à 500 milliards de FCFA chaque mois !

Tenez-vous bien : les salaires des employés de la Société Nationale des Pétroles du Congo n’ont pas été versés depuis trois mois !

Congolaises, Congolais ! Institutrices, Instituteurs ! Vous pouvez légitimement demander où va l’argent du pétrole congolais ?

Où va votre argent ?

Où va notre argent ?

Par Romuald Rigobert OSSEBI

Diffusé le 10 juin 2013, par www.congo-liberty.com

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Notre commentaires :

Soyez rassurés les amis, demain le rejeton de Sa Majesté le Roi Denis Sassou Nguesso du Congo sera coopté, s'il ne l'est déjà, par la Droite française comme ce fut le cas ailleurs, pour remplacer le père. La Droite française, siège et gestionnaire de la mafia-françafrique, qui aime les truands et les cleptos africains fera tout, par un jeu de passe-passe et autres petits tours de magie jusqu'à truquer des pseudo élections présidentielles, pour l'installer en lieu et place du père, même par un autre"fleuve de sang" comme en 1997. Cela s'est déjà vu ailleurs aussi. Au nom de la cupidité, de l'avidité et de la concussion (C.A.C.), on est en droit de commettre des crimes abominables dans l'impunité la plus absolue. Heureusement que la CPI n'est créée que pour les Nègres d'Afrique...

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