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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 18:19
[Congo-Brazzaville] Explosions du 4 mars 2012 : l'heure du gangstérisme judiciaire a sonné

Explosions du 4 mars : on « refile le bébé » à la Cour criminelle

Créé le 15 juin 2013Écrit par Langangui

C’est une patate chaude entre les mains du pouvoir. Bienvenu Okiemy, ministre de la Communication avait promis il y a plusieurs mois que l’affaire des explosions de mars 2012 à Mpila, qui avait fait plusieurs centaines de morts (plus de 300 morts officiellement) et des milliers de blessés notamment serait jugée au plus tard en avril 2013. Nous sommes au mois de juin et on a appris il y a quelques jours que le dossiera été finalement renvoyé par le président de la cour d’appel à la Cour criminelle.Un renvoi et une procédure que les avocats de la défense ont qualifié de « gangstérisme judiciaire ».

Ntsourou, le principal prévenu

« Une chambre d’accusation, a semble-t-il, rendu un arrêt renvoyant mes clients devant la cour criminelle. Mais permettez-moi de vous dire tout de même, qu’il s’agit là de gangstérisme judiciaire. Nous sommes là dans une dérive interventionniste de l’arbitraire digne d’un Etat de l’ayatollah. Il nous manque désormais simplement des mollahs de l’arbitraire », a dénoncé sans façon, Me Amédée Nganga. « Pour l’instant nous devons exercer pleinement nos voies de recours, avant d’envisager ce renvoi-là devant la cour. Comme ils ont envisagé de passer en force vers la cour criminelle, eh bien nous allons ferrailler devant la cour criminelle ! Et nous allons démontrer devant le peuple congolais qu’il s’agit d’une machination, qu’il ne s’agit pas d’un procès ! », a poursuivi ce dernier.

Il est vrai que l’embarras des autorités judicaires congolaises est pour le moins manifeste, confiant le dossier tantôt à une juridiction, tantôt à une autre, sans que l’on ne comprenne trop bien à quoi rime ce véritable bricolage judiciaire qui n'honore pas la justice congolaise.

Présidée, selon la loi du 11 janvier 1961, par le président de la Cour d’Appel et composée du procureur général, de deux magistrats du siège et des quatre jurés titulaires, la Cour criminelle est une juridiction compétente pour connaître des crimes et délits. Elle siège aussi bien à Brazzaville, à Pointe-Noire, qu’à Dolisie. Elle aura à connaître une affaire dans laquelle figure parmi les prévenus une vingtaine de militaires dont le colonel Ntsourou, à l'époque adjoint de Dominique Okemba, secrétaire général du au Conseil national de sécurité.

Pour l'heure, les avocats des la Défense, qui ont donné hier vendredi 14 avril à Brazzaville une conférence de presse sont inquiets notamment sur le sort du principal accusé, le caporal-chef Blood Kakome Kouvack, dont on est sans nouvelles depuis sa déportation dans une prision à Impfondo, à l'extrême nord-est du pays.

« Je crains personnellement qu’il soit entrepris vis à vis de l'homme une démarche de tentative d’extorsion d’aveux parce que je n’ai pas de contact avec lui. Il faut bien, pour organiser la défense de mon client, sur qui pèse une lourde responsabilité dans cette affaire, que j’entre en relation avec lui », s'est inquiété son avocat Maître Yvon Eric Ibouanga.

Notre commentaire - Même si leur tâche est difficile, Me Ibouanga et ses confrères devraient faire preuve de moins de naïveté en continuant d'accepter d'assurer la défense de leurs clients dans ces conditions : L'accusation (le pouvoir, devrait-on dire) n'ayant aucun intérêt au déballage, l'affaire risque d'être expédiée de main de maître en 48 heures chrono par la Cour, à la manière des procès de Moscou, et leurs clients lourdement condamnés. Sans autre forme de procès.

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