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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 16:25
[Congo-Brazzaville] Explisions 4 mars 2012 : Le Colonel Marcel Ntsourou se défend et accuse Sassou de complot...

Pour écouter l'interview du Colonel Ntsourou, merci de cliquer ici : http://www.frtdh.org/fr/audio/le-colonel-marcel-ntsourou-se-defend-et-accuse-sassou-de-complot-contre-sa-personne-et-les-tekes-264.html

Le Colonel Marcel Ntsourou dénonce le complot de Sassou contre sa personne et l’ethnie Téké.
Dans un long texte rendu public à Brazzaville Marcel Ntsourou s’explique en ces termes

« La déclaration du président de la république, plaçant l’origine de l’incident du 4 mars au régiment blindé au lieu de l’ECCRRAMU, préfigurait déjà de la thèse du complot et sa conception a été tout à fait simple.

-Mettre en place une commission chargée formellement de mener une enquête sur la tragédie.
-Désigner à la tête de cette commission un cadre de la police prêt à accepter toutes les manigances.
-Sélectionner de façon intelligente des membres de la commission, tous aussi prêts à accepter toutes les intrigues.
-Enfermer la commission dans un secret total .
-Appréhender dans la rue des personnes cibles susceptibles de présenter un profil nécessaire au montage du complot comme le lieutenant Ndebeka et autres.
-Recourir à l’intrigue, à la torture et à la corruption pour extorquer des aveux nécessaires pour bâtir la thèse du complot.
- Cibler comme toujours une ethnie pour porter la responsabilité du complot, dans ce cas précis, l’ethnie Téké correspondant aux deux .
-Sélectionner de façon intelligente les membres de la commission, tous aussi prêts à accepter toutes les intrigues ;chefs évoluant au régiment blindés, le colonel Sahousse du 4è bataillon des chars légers de Brazzaville et le colonel Atipo, commandant du régiment blindé. Le complot devait donc regrouper, le personnel de permanence à l’ECCRRAMU (ils étaient curieusement et majoritairement tékés), désignés ce jour là par les chefs des services généraux de cette structure et les personnes appréhendées dans la rue sur la base des critères connus de la dite commission.
-Désigner un chef pour tous ces prétendus comploteurs et c’est à ce titre que le Colonel Ntsourou a été choisi.

Enfin, lier la cause ou la personne en cause dans cette tragédie (Kakom Kouack blood) au présumé chef des comploteurs (Marcel Ntsourou). Voila donc le plan du complot tel qu’il a été conçu. A partir de là. Il a suffit de plaquer des hommes sur cette maquette du complot et créer des liens entre les hommes qui sont sur cette maquette…

« Tout le monde peut constater un acharnement inimaginable de la part de Ndengué, Obara et Obouandé pour enfoncer le Colonel Ntsourou en exécution d’un complot et d’une machination savamment conçue, soit par eux, avec l’approbation du président sassou, soit par le président sassou lui-même, parce que je sais comment il fonctionne et sa manière du détail et du compte rendu ne peut le mettre hors tout ce qui s’est passé à la commission d’enquête.

C’est dire que la complexité de l’affaire du 4 mars aujourd’hui découle uniquement de la volonté du président Sassou de travestir la vérité et de faire de ce qui n’était qu’une simple erreur humaine commis par un homme de troupe (le caporal chef Kakom), un complot imaginaire à mettre sur le dos du Colonel Ntsourou toute la tragédie de l’événement, tous les morts, tous les blessés, tous les sinistrés et tous les dégâts matériels qui en ont résulté. Ceci en contradiction flagrante avec le serment qu’il a prêté devant la nation : « De n’agir que conformément aux intérêts du peuple et de garantir une justice équitable pour tous » .

La volonté de travestir la vérité apparait dès lors comme une haute trahison et si elle avait pour but de cacher une quelconque responsabilité personnelle ce sera un parjure.

Je dis et je répète que je suis victime d’un complot dont les auteurs sont le président Sassou, le ministre Yoka, le ministre Mboulou, Ndengué, Obara, Essamy Ngatsé, Oko Ngakala, Akiera, Berika et Lenga.

Le contrat personnel que j’avais avec Okemba Dominique m’oblige à ne point le citer tant que je n’aurais pas eu des explications de sa part. en ce qui concerne monsieur Apesse, je vais avouer que j’avais une admiration personnelle pour le personnage et respectais la considération que mon épouse avait pour lui. J’avoue que je ne comprends pas jusqu’aujourd’hui ce qui s’est passé dans ce qu’on peut appeler son rôle dans cette affaire et sans le comprendre, je ne peux le citer.

« Le caporal chef kakom a expliqué en présence de son avocat qui n’a pas été payé par le colonel Ntsourou et librement devant le juge d’instruction dans quelle condition le feu a pris le magasin . Il n’a pas fui ses responsabilités même devant la tristement célèbre commission Obara. Il a dit qu’il n’a pas fait exprès et pour son niveau de caporal il a fait preuve de courage et dignité bien plus que ceux qui se croient élevés et veulent tricher avec la réalité au mépris des morts et du peuple congolais qui veut connaître la vérité. Qui qu’ils soient, ils devraient prendre la responsabilité aux congolais au lieu d’ourdir des complots contre le colonel Ntsourou. »

Le colonel Ntsourou compare l’agressivité permanente du régime Lissouba contre les opposants de l’époque. Pour braver le régime Lissouba , « le président Sassou a créé les cobras et un véritable commandement militaire. Il était pourtant général en activité des Forces Armées Congolaises, ancien Président de la République et politicien.

Le Colonel Ntsourou rappelle que « c’est sous la bannière de Sassou qu’une insurrection armée contre un pouvoir élu démocratiquement a été organisée concomitamment avec un soulèvement de certains citoyens congolais. Sassou Nguesso oublie aujourd’hui que c’est Ntsourou qui réussit à arracher au colonel Lomane (à l'époque commandant de zone) des troupes pour sa protection lorsqu’il vint à Pointe Noire en février 1997 et c’est le même Ntsourou qui prononça devant Sassou, le discours des officiers du nord à sa résidence au bord de la mer, et qu’à cette époque il donna des instructions pour monter un commandement militaire à l’instar de celui de Brazzaville dont il nous donna la composition. il ne faut jamais oublier qu’il entraîna là tout le monde dans l’acte criminel le plus expressif contre un Etat. Ce que moi Marcel Ntsourou, n’a jamais fait et il le sait . On peut tout dire mais la réalité est celle là. Donc il faut beaucoup de réserve lorsque l’on veut accuser les autres des mêmes choses, surtout quand cela est sans fondement aucun. Le voleur doit toujours regarder s’il n’y a pas de témoins de ses vols avant de crier à son tour : au voleur ! »

Colonel Marcel NTSOUROU

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Colonel Marcel Ntsourou

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