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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 14:27
[Congo-Brazzaville] Discours de Modeste Boukadia, président du CDRC, le 29 juin 2013, à Pointe-Noire

Modeste BOUKADIA casse la baraque à Pointe-Noire

Mega meeting politique à la place de la gare de Tié-Tié le 29 juin 2013

Modeste BOUKADIA casse la baraque à Pointe-Noire

« Si le Gouvernement d’Union Nationale n’est pas installé alors Monsieur Sassou sera au Nord et Moi, Boukadia, je serai au Sud », dixit Modeste Boukadia

Jamais la ville de Pointe-Noire n’a connu autant de monde dans un meeting dit de l’opposition. Modeste Boukadia, président du CDRC a créé la différence samedi dernier (29 juin) à l’esplanade de la maison de la gare de Tié-Tié devant une foule compacte venue l’écouter au cours de son grand meeting populaire sur la vie politique nationale et internationale. Ce n’est pas la première fois que le président du CDRC s’exprime sur les sujets brûlants de l’heure. A Brazzaville, en mai dernier, il avait fait autant lorsqu’il rappelait au président Denis Sassou Nguesso de lui remettre son coq. Cette fois, Modeste Boukadia qui n’a pas changé de vocable a indiqué ce qui suit.

Modeste Boukadia en grand bantu a commencé son propos par son salut de « paix véritable pour la construction du Congo dans la concorde, dans l’unité nationale et la réconciliation » avant de faire autant au peuple du Kouilou à qui il a dit : « PEUPLE du Kouilou et de Pointe-Noire, je vous salue !

Ses hommages à la ville et aux morts

Je voudrais vous exprimer tout le bonheur que je ressens d’être dans cette ville qui fut celle qui offrait de grandes et réelles possibilités aux Jeunes. Mais qu’est-elle devenue ?

Mais avant que nous répondions ensemble à cette question, laissez-moi d’abord rendre HOMMAGE à tous ceux qui nous ont quittés dans ces deux départements notamment nos parents morts dans l’accident ferroviaire à Mvoungounti et Yanga.

Je n’oublie pas, non plus, ceux de l’accident d’avion de Mvoumvou et ces derniers temps par ceux tués par l’accident de deux grumiers. Nous y associons aussi nos autres Morts de tous les départements. »

Après avoir observé une minute de silence en mémoire de tous ces morts, le président du CDRC a également salué « le roi Mâ-Loango qui avec les rois Makoko et Kongo dia Ntotela ont permis à notre Pays de devenir le Congo tel que nous le connaissons, UN et Indivisible. »

Puis, il est rentré dans un rappel de l’histoire de ce pays en disant « les Présidents Jacques Opangault de la Cuvette, Félix Tchicaya du Kouilou et Fulbert Youlou du Pool ont signé l’acte de naissance de la République du Congo, en cette belle ville de Pointe-Noire, le 28 Novembre 1958 déclarant irréversible le caractère UN et Indivisible dès lors où chacun d’entre nous aura les mêmes droits sans en aliéner les droits des autres ethnies qui constituent notre Grand Pays, le Congo.

C’est pourquoi, il m’est permis ici de rendre HOMMAGE à ces personnages historiques qui nous ont montré la voie de l’UNITE et de la RECONCILIATION au-delà de ce que nous avons pu vivre dès la prime enfance de notre République.

Hommage aussi doit être rendu entre autres à Stéphane TCHICHELLE et Jean-Pierre TCHYSTERE TCHICAYA, des dignes fils du Kouilou qui ont œuvré dans l’édification de l’unité nationale. »

Le réconfort de Boukadia aux populations

Dans son speech, le président du CDRC a fait un bref aperçu politique en épinglant les déboires que vivent les peuples du Kouilou et de Pointe-Noire en disant « LE KOUILOU et POINTE-NOIRE sont nos départements qui doivent attirer l’attention de tout pouvoir pour apporter des solutions aux problèmes de l’Emploi. Il n’y a pas de fatalité. Les solutions existent.

Oui, j’entends votre lassitude, j’entends votre colère, j’entends votre impatience, j’entends votre détresse. Mais, j’entends aussi votre espoir et votre détermination ! C’est pourquoi, vous, vous êtes mis DEBOUT pour l’avènement de la Nouvelle République !

C’est sur cet ESPOIR, cette grande richesse qui nous permet de nous dépasser que je fonde « L’AUTRE POLITIQUE – UNE NATION POUR TOUS » car c’est à vous les Jeunes de la mettre en œuvre. Oui, il faut finir avec la politique des slogans populistes du genre La Nouvelle Espérance, Le Chemin d’Avenir, etc. parce que ces politiques-là sont pour enrichir essentiellement la famille de Monsieur Sassou et ceux de son clan du PCA d’Oyo. »

Faire la politique autrement

Pour lui, « Cette AUTRE POLITIQUE s’adresse à toutes les Congolaises et tous les Congolais parce que c’est à nous tous qu’incombe le devoir de bâtir notre pays pour profiter, sans distinction d’ethnie et sans discrimination des autres, des ressources que regorgent notre Pays en construisant des usines et des entreprises, en permettant la formation professionnelle à tous nos Jeunes pour qu’ils aient accès à l’emploi avec revenu.

Oui, j’entends votre confiance parce que je connais parfaitement les problèmes qui se posent ici dans ces deux départements comme dans les autres départements c’est pourquoi le Programme de Gouvernement que je propose est pragmatique et lucide. Il est faisable. Ce programme repose sur la construction du Barrage du Kouilou, le développement du port de Pointe-Noire et la réhabilitation et l’extension de notre chemin de fer jusqu’à Impfondo. »

Le pays se meurt

Dans une critique sans retenu, Modeste Boukadia n’est pas allé par quatre chemins pour dire sa part de vérité : « Maintenant, voyons ensemble le bilan de la politique du PCT. Le 27 mai dernier, M. Sassou a déclaré à sa télévision « le Congo n’a pas de route, n’a pas d’électricité, n’a pas d’eau, n’a pas de bateaux, etc. » Mais qui devait construire tout cela ? Il a oublié qu’il est au pouvoir depuis 40 ans !

Quant à l’emploi des Jeunes, l’échec est patent et pour preuve vous qui êtes là, vous n’avez jamais travaillé, vous avez été réduits à la débrouillardise et même le pouvoir PCT vous empêche de survivre en raflant ce que vous pouvez vendre ici et là… Ce même problème se pose dans les autres départements comme à Brazzaville où le pouvoir ordonne à la Police d’aller rafler les marchandises des Jeunes à Bacongo, à Makélékélé et ces marchandises se retrouvent en vente libre au sein même du Commissariat Central de Brazzaville. Le problème de l’emploi des Jeunes est une grande préoccupation pour moi, c’est la raison pour laquelle je suis là avec vous pour qu’ensemble nous le résolvions. »

La ville de Pointe-Noire a perdu sa vocation

Modeste Boukadia est allé parler aux populations de Pointe-Noire. Pour ce faire, il a épinglé tous les sujets d’actualité pour édifier ces populations en leur rappelant ce que fut cette ville et ce qu’elle est devenue.

« En effet, il y a 25ans à 30 ans, la ville de Pointe-Noire avec son port offrait aux Jeunes de grandes possibilités de réussites. Oui, j’affirme que pour les jeunes des autres départements, venir à Pointe-Noire était synonyme de réussite sociale.

Aujourd’hui, que devient cette ville de rêve ?

Une grande poubelle, un rassemblement de toutes les mafias, une ville où l’étranger a plus de droits que le Congolais. C’est vraiment triste…

Ici, comme à Brazzaville ou encore ailleurs dans nos villes, nous avons laissé le monopole du commerce aux étrangers parce que le PCT, fondamentalement communiste dans son sang, n’a rien compris à l’économie. Il ne met aucune barrière pour protéger nos propres commerçants. Trouvez-vous normal que les Ouest-Africains et les Chinois fassent du commerce du détail ?

Ce n’est pas que je sois xénophobe, loin de là, mais je protège mes compatriotes parce que nous sommes dans une période de grave crise.

Oui, je veux donner la priorité aux miens c’est-à-dire aux Congolaises et aux Congolais qui font leur petit commerce de proximité. »

Le constat amer de Boukadia

« Les Chinois savent certainement construire chez eux mais chez nous il est clair qu’ils font du bricolage.

Pour nous en sortir, nous avons besoin plutôt de nos partenaires historiques qui ont le savoir-faire dont nous avons besoin. Que deviennent les jeunes qui obtiennent leur BAC à Pointe-Noire ?

Ils sont obligés de se rendre à Brazzaville pour les études universitaires. Mais quelles études ?

C’est comme ça depuis des décennies et le PCT ne cesse de dire qu’il travaille pour que le Congo devienne un Pays émergent alors que la capitale économique, la ville sur laquelle repose l’économie du pays, est incapable de donner ni emploi ni formation voire apprentissage à ses jeunes.

Je ne parle pas d’université ou encore d’écoles dans le domaine du bois ou de la pétrochimie qui sont nos deux principales ressources naturelles à l’exportation.

A quand la mise en valeur de ses produits pour faire de la plus-value ?

En plus, qui peut ici me dire, ce que deviendront les jeunes qui vont finir leurs études à l’Université Marien Ngouabi ?

Des chômeurs pendant trois (3) décennies si l’on y prend garde. Car il n’existe aucune initiative d’insertion ni de formation véritablement professionnelle pour nos jeunes. Et si jamais, elles existent, elles n’existent que de nom. Constatez-le avec moi.

De la politique de santé publique, demandez aux femmes qui vont dans les maternités des hôpitaux d’Etat où l’on construit plutôt les morgues, comment elles sont traitées malgré les douleurs de l’enfantement qui les accablent ?

Ces phénomènes de maltraitance de nos femmes à la maternité sont connus du PCT, mais ses dirigeants laissent faire car ils savent que ces sages-femmes et ces infirmières ne sont pas des fonctionnaires pour beaucoup. Et quand elles le sont, elles ne perçoivent qu’une bourse d’étudiant. La politique du PCT se résume par l’augmentation du taux de mortalité infantile et les décès des mères à l’accouchement.

Parlons des travailleurs dans les sociétés multinationales, comme Total, Eni, etc., qui ne perçoivent pas ce qu’il faut, car pour le même poste, le travailleur étranger reçoit une rémunération cinq (5) fois plus élevée que le Congolais. Allez y comprendre qu’en plein 21ème siècle que l’on vive encore ce genre de choses.

Et que dire de la multiplication des sous-traitances, dont les sociétés appartiennent aux enfants du Président ou de ses Ministres, qui ne versent rien à la Sécurité Sociale (CNSS). Les jeunes qui y travaillent ne savent même pas qu’ils n’auront pas de retraite lorsqu’ils seront usés. Et le PCT se demande pourquoi il n’arrive pas à payer les pensions des retraités. Voilà encore une preuve que Le Chemin d’Avenir du PCT n’est pas pour apporter des solutions aux problèmes d’emploi pour les Jeunes mais pour les exploiter comme des esclaves au profit des dignitaires du PCT. Alors que sous d’autres cieux, on parle de Couverture Maladie Universelle (CMU). Vous comprenez pourquoi le PCT n’arrive même pas à payer ses retraités au 21ème siècle.

Venons-en à notre Belle Ville de Pointe-Noire, vous constaterez avec moi que la Mairie de Pointe-Noire est très riche.

Mais regardez comment les populations sont logées ; il n’y a même pas de logement sociaux, les loyers sont très chères, l’électricité et l’eau sont inabordables parce que les salaires ne suivent pas. Il n’est pas rare de voir quelqu’un mettre tout son salaire dans le loyer. C’est aussi ça le PCT, il place des maires qui se servent au lieu de servir le PEUPLE DU CONGO, les citoyens de ce pays. Ce problème se pose aussi sur l’ensemble du territoire. C’est pourquoi je propose le revenu minimum brut de 230 000 FCFA et que le litre du pétrole lampant sera à 75 FCFA, le gas-oil à 150 FCFA et l’essence à 200 FCFA parce que là où on a chassé son cousin Bozizé le litre d’essence coûte moins cher alors que le Centrafrique ne produit pas de pétrole.

PEUPLE DU KOUILOU, je connais le problème et le mépris dont vous faites l’objet. Depuis toujours, le PCT a confisqué vos richesses, car dit-il, que les richesses du sous-sol appartiennent à l’Etat. Fort bien, mais avant que l’état ne trouve du pétrole à LOANGO ou à MBONDJI, à qui appartenaient ces terres ?

Vous me direz aux terriens. Alors donnons aussi, aux terriens un peu de ce qui leur appartiennent.

Moi BOUKADIA, je promets qu’à notre tour, Nous paierons une rente, aux propriétaires fonciers si on découvre du pétrole ou tout autre minerais sur vos Terres du Kouilou, du Niari, de la Lékoumou, de la Bouenza, du Pool, de Cuvette, de la Sangha et la Likouala, mêmes aux propriétaires des forêts où l’on coupe du bois.

Oui, je confirme que nous sommes riches avec notre Population estimée à 4,7 millions d’habitants, nous sommes riches par nos forêts, nous sommes riches par notre océan et notre pétrole. C’est toute cette richesse qui nous rend fort, c’est pour cela que nous devons être unis, que nous devons tout faire pour préserver l’unité du pays et favoriser la réconciliation des Congolaises et des Congolais afin que la route vecteur d’avenir que je trace permette à chacun de nous de s’y retrouver pour que chacun de nous donne le meilleur de lui pour le développement du pays.

Avec nos ressources naturelles, nous disposons de devises qui doivent nous permettre d’acquérir des usines de bois ou de raffinage afin d’y envoyer un millier de Jeunes en formation et en apprentissage lesquels viendront à leur tour montrer à ceux qui resteront ici comment on travaille le bois et les produits pétroliers et les dérivées, gaz propane et gaz butane et le goudron pour que nous construisons des routes qui durent et qui ne tuent pas. Oui, pour ces deux grands projets, le bois et la pétrochimie, les contacts sont réalisables d’Etat à Etat.

C’est la raison pour laquelle PEUPLE DU CONGO, nous devons exiger la mise en place d’un Gouvernement d’Union Nationale pour sauvegarder l’Unité Nationale et permettre la Réconciliation des Congolaises et des Congolais. »

Boukadia interpelle la conscience du président Sassou

Voici ce qu’il a dit : « Concernant le « Coq », Monsieur Sassou a reconnu qu’il me le devait.

Reconnaître une dette n’est pas la rembourser. J’attends maintenant qu’il me fixe la date pour me le donner, pour mettre en place le Gouvernement d’Union Nationale. Sinon, dès maintenant, et de manière responsable, je demande à tous les Congolais originaires du sud qui sont dans la partie nord du pays de commencer à rentrer, pas précipitamment mais sans lambiner non plus, au bercail, chez eux ici dans le sud du pays.

Aussi, je demande à Monsieur Sassou d’assurer leur sécurité pendant leur retour comme j’assure la sécurité des biens et des compatriotes du nord qui sont ici chez nous au sud du pays.

Je ne les chasse pas car ce sont des Congolais mais je demande à Monsieur Sassou de les appeler à rentrer chez eux aussi au nord du pays où il a créé sa capitale au PCA d’Oyo de la République du Nord-Congo. Je confirme que si le Gouvernement d’Union Nationale n’est pas installée alors Monsieur Sassou sera au Nord et Moi, Boukadia, je serai au Sud. Et le pays ne s’en portera que mieux. Parce que c’est lui qui divise le pays par la discrimination des Congolais avec son gouvernement et son haut commandement à forte dominance de près de 98% des ressortissants du PCA d’Oyo.

La responsabilité de cette situation incombe à Monsieur Sassou. »

Boukadia n’est pas complice de l’éviction de Pascal Lissouba

A tout honneur tout seigneur, Modeste Boukadia avait sans doute l’envie de se défouler tant sur ce qui concerne la vie du pays que sur ce qui se dit à son nom. Ainsi il dit : « la grave crise politique qui traverse notre pays est d’abord celle de la confiance. La confiance entre le peuple et les élites. La confiance entre les ethnies. La confiance entre les institutions.

C’est pourquoi Mes Chers Compatriotes, j’appelle au RASSEMBLEMENT DES FORCES NOVATRICES pour vaincre les énergies régressives qu’est le PCT pour contribuer à l’Unité Nationale et à la Réconciliation des Congolais en ouvrant une perspective alternative.

Dans le même temps, elle va permettre au renouvellement du personnel politique.

Mais auparavant, je vais dissiper quelques malentendus : je n’ai jamais participé à l’éviction du Président Lissouba. C’est Monsieur Sassou qui l’a chassé du pouvoir. »

De la division du Pool et du sud Congo

Modeste Boukadia dit : « Je n’y suis pour rien. C’est lui qui a divisé le sud du pays par la guerre entre Pascal Lissouba et Bernard Kolélas ; on a divisé le Pool entre Fulbert Youlou et Massamba-Débat avec leur politique de « diviser pour mieux régner ».

Mais dans le même temps, il proclame pour mieux se moquer « le Pool est le grenier du Congo ».

Aujourd’hui, je dis de manière claire et solennelle qu’il n’y a plus de NIBOLEK ni de TCHEK. Il n’y a plus de Kongos, il n’y a plus de Lari, il n’y a plus de Mbenga.

Aujourd’hui, ici à cette Place de la Gare de Tié-Tié, j’enterre le NIBOLEK et le TCHEK, j’enterre les Kongos/Lari/Mbenga. Parce que Pascal LISSOUBA, n’est plus ; parce que André MILONGO n’est plus, parce que Jean-Pierre TCHYSTERE TCHICAYA et Bernard KOLELAS ne sont plus aussi. Oui, nous sommes redevenus tous des Congolaises et des Congolais parce que je suis pour l’unité de tout le Sud et je suis pour l’unité de tout le Pays. L’unité du Congo tout entier. »

Sur l’unité du Congo tout entier

Boukadia dit : « Oui, j’appelle tous les Démocrates et tous les Républicains de quelque bord qu’ils soient de nous rejoindre. De même, Oui, j’ouvre largement mes bras à tous ceux qui se sentent orphelins parce que rejetés par le PCT après l’avoir servi, à l’instar du jeune Okombi Salissa qui a refusé de s’allier au PCT, par la fusion de son parti à celui-ci car il sait que le PCT qui depuis plus de 40 ans dirige le pays sans partage, n’a plus rien à proposer au Congo.

Oui, je le félicite de sa clairvoyance pour avoir renié la médiocrité.

Je lui ouvre mes bras comme aux autres pour qu’ils participent, avec nous, à la restauration de la démocratie et à la réconciliation du pays et s’affermir avec les démocrates et les républicains.

Oui, j’appelle également tous ceux de l’opposition qui mènent le vrai combat de la défense des acquis de la Conférence Nationale Souveraine et donc de la démocratie à nous rejoindre. »

De la modification de la constitution

Boukadia dit aux autres forces « Retrouvons-nous dans un GRAND RASSEMBLEMENT DES FORCES NOVATRICES pour la défense des libertés fondamentales et pour le développement du pays que nous avons qualifiés « L’AUTRE POLITIQUE – UNE NATION POUR TOUS » pour barrer la voie au PCT qui cherche à se maintenir au pouvoir par tous les moyens, en voulant modifier la constitution.

En effet, pourquoi vouloir modifier la constitution qui va si bien au PCT qui avait écarté les leaders des autres partis en 2009 de la course vers la Magistrature Suprême quand cette fois ci, ce sont eux qui seront écartés ?

En effet, après avoir consulté les juristes de notre pays dont la conclusion est sans appel : la Constitution du 20 Janvier 2002 ne peut pas être modifié, le PCT veut concocter un coup d’Etat reprend à son compte « l’Additif au document : Stratégies et tactiques du Bureau Exécutif National du RDD » adopté le 15 Juillet 1993 qui recommande « rétro Juillet 1968 » ou « l’expérience de Mars 1977 qui doit être mis à profit » ou encore « Juin 1997 » afin de modifier par coup d’Etat la Constitution du 20 Janvier 2002. Nous disons haut et fort que personne ne peut plus faire un coup d’Etat ici aux fins de modification de la Constitution. »

Le refus de la modification de la constitution

Selon Modeste Boukadia « LE PEUPLE DU CONGO n’a pas intérêt à ce que la Constitution du 20 Janvier 2002 soit modifiée. Monsieur Denis Sassou en 2016, dont la femme vient de fêter avec faste avec l’argent public ses 70 ans en cette année 2013 qu’elle appelle « Ya Denis », ne pourra plus être candidat à sa propre succession comme cela lui a été dit de manière claire lors de son dernier voyage en France « Faites vos valises, vous ne devez pas modifier la constitution et vous ne devez pas non plus vous présenter. » En clair, l’Europe lui a signifié son congé. Alors PEUPLE DU CONGO, signifiez- lui vous aussi son congé dans la dignité pour qu’il sorte par la grande porte.

Si le Peuple du Congo descend dans la rue parce qu’il est fatigué de cette politique sans issue, je mets en garde Monsieur MBOULOU que si jamais une goutte de sang d’un Congolais est versé par la Police, alors il sera le premier Ministre de l’Intérieur de ce pays qui goûtera aux joies de la prison comme celui de la Tunisie. »

Boukadia au général Ndengué

Très sûr de lui, Boukadia confirme : « Personne ici ne peut plus faire de coup d’Etat ni verser du sang congolais. C’est pourquoi, je demande au général Jean-François NDENGUE, directeur national de la Police d’être pour une fois du côté du PEUPLE DU CONGO qui veut le changement pour éviter que ce que je lui avais dit en son temps « PIKI KAYEKO NTOMBOKOLO NTSINGA » mais il doit me dire qui sera PIKI et qui sera NTSINGA !

Pour une fois, Jean-François NDENGUE doit faire quelque chose de bien, qu’il soit du côté du Peuple du Congo et que nous regardions ensemble devant.

C’est la raison pour laquelle, Vous PEUPLE DU CONGO, vous devez IMPERATIVEMENT refusé par tous les moyens, toute proposition de modification ou de changement d’où qu’elle vienne de la Constitution du 20 Janvier 2002. Parce que PEUPLE DU CONGO, Tu es le Seul Souverain. »

En somme, le président Modeste Boukadia a dressé un bilan de la nation en parlant du Congo tant de sa vie quotidienne que de son avenir. Il a ainsi fait quelques propositions dont la plus grande est la mise en place d’un gouvernement d’union nationale sans lequel l’avenir du Congo est incertain.

Propos recueillis par Sidney Makouangou

Source : Journal La griffe N°176 du 5 au 13 Juillet 2013 – pp. 1, 8 et 9.

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