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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 11:32
[Congo-Brazzaville] Assassinat de Joseph Ngouala, directeur du journal "Le Tam-Tam"

[Congo-Brazzaville] Assassinat du journaliste Joseph Ngouala, Directeur de publication du journal le "Tam-Tam"

POUR CEUX QUI DOUTENT ENCORE DE LA CAPACITÉ DE NUISANCE DE SASSOU : VOICI LA MAIN NOIRE DE LA RÉPUBLIQUE DU CONGO, AVEC « LES DERNIERS JOURS DU JOURNALISTE JOSEPH NGOUALA ».

Mardi, 23 Avril 2013 18:34 | Author: Brazza-news |

Le 27 juin 2007, Joseph NGOUALA Directeur de publication du journal le « Tam-Tam », correspondant de l’« AFP » au Congo Brazzaville est retrouvé mort tôt le matin, son corps gît à même le sol sur l’avenue Marien NGOUABI vers le marché de Talangaï dans le 6ième arrondissement de Brazzaville. Source : « Brazza-news ».


Les généraux congolais proches du président Sassou inculpés dans l'« Affaire des disparus de Beach » par le tribunal correctionnel de Brazzaville.


Le décès de Joseph NGOUALA est annoncé au journal de 20H00 de la télévision nationale « Télé-Congo » par un journaliste aux convictions monnayables Jean Claude KAKOU dit « Kakou la girouette », « … décès survenu à la suite d’une crise cardiaque », selon les autorités. Aujourd’hui, après plusieurs mois d’investigations, nous pouvons affirmer que Joseph NGOUALA avait été exécuté parce qu’il connaissait tous les protagonistes et les coupables dans l’affaire des « Disparus du Beach » de Brazzaville et parce qu’il avait refusé de se taire en contre partie d’une forte somme d’argent ainsi que des faveurs du pouvoir inique de Brazzaville.

Journaliste passionné, chevronné et indépendant, Joseph NGOUALA qui dirigeait le journal le « Tam-Tam » était réputé pour être un bon investigateur ; c’était aussi un défenseur des valeurs Républicaines. Tout Brazzaville savait que c’est Joseph NGOUALA qui découvrit les ossements humains à la présidence de la République pendant la Conférence Nationale, ce qui lui valu déjà à l’époque les foudres des barbouzes du clan de Denis SASSOU NGUESSO.

Pendant tout le règne du Président Pascal LISSOUBA, Joseph NGOUALA n’arrêta jamais de dénoncer les dérives ethniques de celui-ci et surtout la création des milices privées ; là encore, il continua à exercer ce qui pour lui était devenu une sorte de mission céleste malgré les intimidations et les menaces sur sa personne et sur sa famille. Deux adjectifs caractérisaient ce personnage haut en couleur : l’impartialité et le patriotisme. Joseph NGOUALA aimait le Congo passionnément au point d’avoir sacrifié sa vie pour le triomphe des valeurs de la République.

Quand en 1999, dans un souci d’apaisement après la guerre civile, Denis SASSOU NGUESSO annonce la réconciliation nationale, il signe dans la foulée des accords avec la « R.D.C. » et le « H.C.R ». pour le retour des réfugiés qui s’étaient enfuis à Kinshasa. Le premier retour des familles (adultes, enfants et femmes) a lieu par la traversée du beach de Brazzaville et comprend environ 1500 personnes placées sous le contrôle du « H.C.R ». Ces personnes sont interpellées dès leur arrivée à Brazzaville et acheminées par convoi dans des camps dont celui de la présidence selon des nombreux témoignages. À partir de ce moment, toute trace de ces personnes est perdue. L’affaire des « Disparus du Beach » vient de commencer. Certaines rumeurs parlent de personnes entassées vivantes dans des containers qui auraient été soudés et jeté dans le fleuve. Toutes les opérations étaient coordonnées par le Général Hilaire MOKO.

Quelques personnes échapperont à ce destin tragique et viendront témoigner ; à Brazzaville, le pouvoir en place organise un simulacre de procès en 2005 pour mettre les responsables hors cause. Alors qu’en France la plainte déposée par un collectif de victimes se heurte à des difficultés politiques, le 10 janvier 2007 la cour de cassation ordonne la poursuite de l’instruction annulée en 2004 par la cour d’appel de Paris pour vice de forme. C’est à ce moment là que commence le calvaire de Joseph NGOUALA qui contre sa volonté s’était retrouvé témoin du massacre de ces réfugiés qu’on avait amadoué par les « accords tripartites (Congo-HCR-RDC) » pour qu’ils rentrent chez eux à Brazzaville.

De retour de Kinshasa où il était en séjour rendre visite à sa famille, Joseph NGOUALA se retrouva au beach de Ngobila en « R.D.C. » avec les réfugiés qui sous la houlette du « HCR » regagnaient Brazzaville confiants et sereins suite aux accords signés par toutes les parties. Une fois au beach de Brazzaville, tous les passagers du bateau sont accueillis par le Colonel Jean Aive ALAKOUA et ses hommes, ceux-ci (Jean Aive ALAKOUA –actuellement porte parole de la police- et ses hommes) emmènent les réfugiés vers une direction inconnue par le « HCR », mais qui s’avère être le palais présidentiel du Plateau où ils sont dirigés dans la prison souterraine du dit palais en compagnie de Joseph NGOUALA.

Le lendemain, alors qu’ils sont regroupés dans la cour pour être identifier, Joseph NGOUALA qui remarque la présence de Hilaire MOKO et de Blaise ADOUA ainsi que son propre cousin le capitaine BANGUI commissaire au « Poste de Sécurité Publique (PSP) » de Talangaï à l’époque interpelle un sous officier sur leur présence en ces lieux. ( le Capitaine BANGUI sera muté à Owando en 2005, lors du simulacre de procès de l’affaire des « Disparus du Beach », pour l’éloigner de Brazzaville parce que trop impulsif et incontrôlable).

C’est dans cette confusion que le Colonel Blaise ADOUA reconnaît Joseph NGOUALA et lui demande des explications sur sa présence en ces lieux « je te repose la question Blaise, je rentrais de Kinshasa quand ALAKOUA nous a recueilli pour nous emmener ici ». Le Colonel Blaise ADOUA lui fit savoir que c’est à cause de son nom « NGOUALA » qu’il se retrouvait là, car il était confondu à un Sudiste. Après une concertation entre Blaise ADOUA, Hilaire MOKO et le Capitaine BANGUI, Joseph NGOUALA fut sorti du lot de réfugiés et reconduit chez lui par le Colonel Blaise ADOUA en personne. Avant de monter dans la voiture, Joseph NGOUALA remarqua la présence de Jean François NDENGUET et d’autres officiers qui ne cessaient de se concerter et de se communiquer par talkie-walkie.

Il sied de rappeler que le Colonel Blaise ADOUA avait eu des enfants avec une cousine de Joseph NGOUALA ; une certaine Salomé. Ce qui sans doute l’avait obligé d’intercéder en sa faveur. A ce moment là, Joseph NGOUALA ignore encore le sort réservé à ces réfugiés et continu sa vie de journaliste honnêtement sans ménager le pouvoir dans son journal. Il dénonce la mauvaise gestion du pays par Denis SASSOU NGUESSO ; ses articles sur le recensement dérangeaient le pouvoir qui ne comprenait pas pourquoi un Nordiste s’attaquait à eux avec une telle virulence. Pour Joseph NGOUALA il était surréaliste que le Nord du pays soit d’un coup et d’un seul plus peuplé que le Sud du pays.

Ses articles sur la corruption de la filaire du bois au Congo Brazzaville et sur les biens mal acquis lui valu une convocation à la sécurité d’Etat et des menaces de mort s’il ne se taisait pas. Dans ce méli-mélo dramatique, malgré les critiques et les menaces de ses proches Joseph NGOUALA pu résister jusqu’à l’éclatement de l’affaire des « Disparus du Beach » dont il réalisa qu’il était un témoin gênant après la visite de son cousin le Capitaine BANGUI à son domicile. Celui-ci lui demanda de se taire à jamais et de faire comme s’il n’avait rien vu car après tout ce n’était que les « Bacongos » qui étaient mort. À ce moment là, Joseph NGOUALA est approché par Jean Dominique OKEMBA qui lui propose une importante somme d’argent afin qu’il publie dans son journal une version ménageant le pouvoir, mais, face à son refus, Jean Dominique OKEMBA comprend que Joseph NGOUALA est devenu un témoin gênant et dangereux qu’il faut faire taire par tous les moyens.

Commence alors le calvaire du journaliste qui reçoit constamment et de manière récurrente des menaces téléphoniques émanent directement de Jean Dominique OKEMBA qui envoyait ses barbouzes à son domicile pour intimider sa famille ; ces barbouzes avaient répertoriés et connaissaient tous les noms et les adresses de tous les parents de Joseph NGOUALA ainsi que ceux de ses beaux parents, ses belles sœurs et ses beaux frères ; à mesure que les jours passaient la pression devenait de plus en plus forte autour de lui. Jean Dominique OKEMBA avait fait de son silence une affaire personnelle. Acculé tel un boxeur dans les cordes prêt du knout-out, mais déterminé, Joseph NGOUALA publia un article dans son journal qui épinglait Jean Dominique OKEMBA ; il le qualifia d’incompétent, de conseiller des tueries et des coups bas ainsi que d’être la main noire de l’État.

A ce moment, le Capitaine MBOUALA ancien garde du corps du Président Marien NGOUABI et oncle de Joseph NGOUALA se fâche et transmet un message menaçant à Denis SASSOU NGUESSO « soki Sassou a simbi neveu na ngai, na ko lakissa ye ke na zali mobali ngai pe ; Traduction : (si Sassou touche à mon neuveu, je vais lui montrer que moi aussi je suis un homme) ». Quelques semaines après avoir proférer ces menaces, le Capitaine MBOUALA est empoisonné, et, depuis 2005 il tente de se faire soigner France.

Tout de même, ces menaces du Capitaine MBOUALA avaient contraint Denis SASSOU NGUESSO de demander au Général Emmanuel NGOUÉLONDÉLÉ, oncle de Joseph NGOUALA de jouer le médiateur. Ainsi, il lui était proposé de demander tout ce qu’il voulait contre son silence. La réponse de Joseph NGOUALA fut sans appel « je veux juste qu’on me laisse faire mon travail en paix et que Jean Dominique OKEMBA arrête de me persécuter » répondit-il à son oncle le Général Emmanuel NGOUÉLONDÉLÉ MONGO. Mais, malgré la promesse de Denis SASSOU NGUESSO de demander à Jean Dominique OKEMBA de laisser Joseph NGOUALA en paix, celui-ci continua ses menaces, se faisant même amant de Olive la seconde épouse du journaliste pour mieux le contrôler. Rappelons qu’en 2009, Jean Dominique OKEMBA avait usé du même stratagème pour salir le Professeur Marion Michel MADZIMBA ÉHOUANGO. Voir la mise au point de » sur le site de l'état congolais, cliquez, ci-dessous, pour lire :


>> MISE AU POINT DE JEAN DOMINIQUE OKEMBA SUITE AUX PROPOS DIFFAMATOIRES PROFÉRÉS A SON ÉGARD PAR MONSIEUR MARION.


Joseph NGOUALA fut même victime d’une tentative d’enlèvement en plein jour au siège de son journal le « Tam-Tam » sur l’avenue Boueta-Mbongo par les hommes de Jean Dominique OKEMBA ; l’enlèvement fut mis en échec par les riverains du quartier qui étaient déterminé à lyncher les barbouzes. Rendant coup pour coup, Joseph NGOUALA promit de révéler la vérité sur les « Disparus du Beach » avant de voir la foudre s’abattre sur lui ; sentant sa mort proche, Joseph NGOUALA téléphona à sa fille alors étudiante au Maroc, vivant dans la maison de son oncle l’ambassadeur du Congo au Maroc, monsieur Jean Marie EWENGE pour la prévenir qu’au cas il serait mort prématurément, sont ordinateur portable dans lequel était stocké tous ses dossiers sensibles et la cause de son éventuel décès se trouvait à Mikalou dans la rue Mousa-Kanda au N° 41 bis. Paniquée et inconsciente de l’ampleur de la situation, Estelle NGOUALA qui est devenue une belle jeune femme de 24 ans, se demanda si son père était mourant sur un lit d’hôpital, elle fit part de son désarroi à l’ambassadeur (son oncle) qui aussitôt alerta Brazzaville.

Le jeudi 21 juin 2007 l’ambassadeur du Congo Brazzaville au Maroc, monsieur Jean-Marie EWENGE fut rappelé d’urgence pour se rendre à Brazzaville par le premier vol. Sommée de révéler l’endroit où était gardé l’ordinateur portable de son père, Estelle NGOUALA obéit à la parole de son père de ne pas révéler le secret ; c’est à ce moment là que les Services Secrets Marocains, sous la demande de Jean Dominique OKEMBA, interpellèrent et incarcèrent dans leurs locaux pendant 4 jours (du vendredi 24 juin 2007 au lundi 25 juin 2007) Estelle NGOUALA la fille de Joseph NGOUALA.

Au cours de la détention, les enquêteurs Marocains avaient tout fait en vain pour arracher à Estelle NGOUALA le secret confié par son père en prétextant que la paix au Congo Brazzaville en dépendait car disaient-ils « … il y avait risque de guerre civile si elle ne parlait pas … ». Du haut de ses 18 ans, Estelle NGOUALA avait conscience qu’elle ne devait sous aucun prétexte trahir le secret que son père lui avait confié et elle était prête à subir les pires sévices. Se rendant compte de sa détermination, les enquêteurs Marocains relâchèrent Estelle NGOUALA. Deux jours après, le mardi 27 juin 2007, Joseph NGOUALA fut retrouvé mort gisant sur le sol dans l’« avenue Marien NGOUABI » à Talangaï au niveau du marché, juste après le commissariat.

Une fois libérée, et après la mort de son père, Estelle NGOUALA quitta la ville de Rabat pour s’installer dans la ville de Meknes loin de son oncle l’ambassadeur Jean-Marie EWENGE. Dès qu’elle apprit la mort de son père, Estelle NGOUALA téléphona à un de ses oncles de Brazzaville à qui elle livra le secret confié par son père ; ce dernier alerta la famille qui demanda au Général Emmanuel NGOUÉLONDÉLÉ en tant que patriarche de la famille et militaire de se rendre sur les lieux afin de récupérer l’ordinateur portable dans lequel se trouvait tous les dossiers sensibles que traitait Joseph NGOUALA ainsi que les causes de mort prématurée.

Une fois récupéré, tous les dossiers et les fichiers que contenait l’ordinateur portable furent inspectés minutieusement par le Général Emmanuel NGOUÉLONDÉLÉ MONGO le patriarche de la famille, par le Directeur Général des impôts Rais ANDZOUANI un oncle du défunt, par le Président de l’UPRN Mathias DZON et par le frère ainé de Joseph NGOUALA. Comme il est de coutume chez les Bantous, l’ordinateur portable contenant les dossiers sensibles et les causes de la mort de Joseph NGOUALA se trouve toujours chez le patriarche de la famille. Dans sa détresse, Joseph NGOUALA avait eu la lucidité de faire parvenir une copie du contenu de cet ordinateur portable à sa fille.

Selon quelques indiscrétions qui nous sont parvenues, les responsables du massacre des disparus seraient Jean-François NDENGUET, Hilaire MOKO, Blaise ADOUA, Jean Aive ALAKOUA, le Capitaine BANGUI, Guy Roland Taty etc… Rappelons que pendant le simulacre de procès organisé en 2005 par les autorités de Brazzaville, l’Avocate qui avait défendu Jean Aive ALAKOUA n’était autre que la nièce de Joseph NGOUALA ; après chaque séance, celle-ci répétait à qui voulait l’entendre que son client Jean Aive ALAKOUA était un assassin, donc coupable mais qu’elle le défendait juste parce qu’il n’avait tué que des « Bakongos ».

(Extrait de : http://www.nerrati.net/infopage-congo/index.php?option=com_content&view=article&id=976:pour-ceux-qui-doutent-encore-de-la-capacite-de-nuisance-de-sassou-voici-la-main-noire-de-la-republique-du-congo-avec-l-les-derniers-jours-du-journaliste-joseph-ngouala-r&catid=33:histoire&Itemid=5

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